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10 mai 2004

(Séverine BRETON)

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Ouest-France - 14 avril 2004
Inceste : des victimes brisent le silence

L´association Rescapés Inceste Anonymes (RIA) réunit des victimes d´abus sexuels. Créée par cinq victimes d´inceste originaires des Côtes-d´Armor, elle s'organise sous forme de groupes de parole et souhaite pouvoir sensibiliser les infirmières des établissements scolaires.

Catherine et Sylvie ont respectivement 41 et 46 ans. Enfant et adolescente, elles ont été victimes d´inceste. Adulte, elles ont décidé d´en parler. C´était il y a cinq ans pour l´une, quatre ans pour l´autre. Pour des raisons différentes, elles ont attendu de mettre des mots sur ce qu´elles avaient enduré pendant des années. Pour les mêmes raisons, elles ont expliqué ce qu´elles avaient subi. « Si je n´en avais pas parlé, je crois que je serai morte aujourd´hui, avoue Catherine. C´est comme le cancer, ça vous ronge insidieusement de l´intérieur et, un jour, ça explose ». Et le déni n´y fait rien. « On essaie d´oublier. Mais ça ne marche pas... Forcément ».
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Le petit Bleu des Côtes d'Armor - 2 décembre 2004
Inceste : Christiana brise la loi du silence

L'association «Rescapés Inceste Anonymes» (RIA) réunit des victimes d'abus sexuels. Une antenne dinnanaise vient d'être créée en place au sein de l'Espace Femmes. Christiana, victime de ce fléau, en assure la permanence hebdomadaire. Témoignage.

Sa voix est douce. Ses mots posés et réfléchis. Christiana, la quarantaine, exorcise calmement l'enfer d'une jeunesse volée. D'une vie en partie gâchée. D'un mal qui, comme le cancer ronge insidieusement ses victimes de l'intérieur. Christiana évoque l'inceste parce que le silence est parfois mortel et ne profite qu'aux agresseurs. Parce que l'inceste est une réalité qui ne doit pas rester tabou. Parce que les conséquences sont souvent dramatiques : dépression, anorexie, boulimie, angoisse, phobie sociale, troubles de la sexualité, auto-mutilations, suicide...
Les victimes passent par des phases difficiles avant de se libérer. « C'est dur d'en parler mais c'est souvent vital. L'antenne RIA à Dinan aura pour but d'aider les victimes de la région à ne plus traîner ce qu'elles ont vécu comme un boulet ».
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Le Télégramme - 16 décembre 2004
« Le Baiser de la Veuve » : Quand le théâtre déclenche la parole

Le théâtre du Totem a présenté, durant trois séances, le spectacle « Le Baiser de la Veuve », d'Israël Horoviz, à La Passerelle. La représentation de lundi soir a été suivie d'un débat avec le public, en présence de professionnels, qui travaillent dans la prévention, la santé et le droit des Femmes.
« Le Baiser de la Veuve » est un baiser violent. Joué par trois personnages, la pièce plonge dans la vie de chacun, avec ses fantômes venus du passé et qui hantent d'autant plus le présent, qu'ils sont lourds de silence. Histoire de viol, histoire d'une femme déchirée et de deux hommes déchirants.
Une pièce qui déclenche la parole et l'écoute
Hubert Lenoir, metteur en scène,

 souhaite « accompagner le spectacle de réflexion et être un moyen de susciter le dialogue ». A l'issue de la représentation, un débat s'est engagé entre des représentantes d'associations : le droit des femmes en Côtes d'Armor, le Centre d'Information des droits de la femme (CIDF), Rescapés Inceste Anonymes (RIA), et des personnes du public.
Elles apportent leur témoignage de vie, de viol, de silence et de culpabilité, parlant des années après, avec une émotion entière. et c'est bien ce qui ressort de toutes ces histoires tragiques, de l'incapacité d'avoir pu en parler. Les choses évoluent un peu, des associations se créent, comme RIA, pour offrir des lieux d'écoute. Mais, comme le disent toutes les victimes, la souffrance du corps et de l'esprit restent à vie.
Toujours le poids du silence
A l'occasion des représentations, plus de mille lycéens se sont déplacés. Le metteur en scène, qui a déjà rencontré 5.000 lycéens dans le département insiste : « Je me bats pour transmettre cette oeuvre, mais je me heurte à des résistances, notamment de la part d'établissements privés. Peut-être parce que le viol reste un sujet tabou, mais aussi parce qu'Israël Horoviz n'est pas un auteur français. En plus, il n'est pas au programme ».

Côtes d'Armor - N° 33 - Janvier, Février 2005
La douleur partagée

Catherine et Sylvie font partie du noyau dur qui a créé Rescapés de l'Inceste Anonymes. Tous les quinze jours, elles organisent des réunions de groupes afin de redonner la parole à ceux qui se sont tus pendant de longues années....

Catherine
«
Nous avons monté l'association parce que nous avons pris conscience du manque de structures et des réponses inappropriées. Je me suis dit que cette association que j'avais cherchée désespérément quand j'allais mal, c'était à moi de la monter »....

Sylvie
«
On retrouve le même schéma de fonctionnement chez les victimes de l'inceste : automutilation, troubles alimentaires, tentatives de suicide répétées... On est sans cesse en quête de soi. On se dit : est-ce que je suis bien dans ma tête, est-ce que je n'ai pas rêvé ? » ....
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Écouter le
reportage Hit-West
(Samuel Gray)

diffusé mardi 8 février 2005
dans le cadre de la semaine contre les violences sexuelles
"des coups au coeur" à Dinan
 

     

Ouest-France - 17 août 2005
Inceste :
Dépasser la honte


A partir du 1er septembre, l'association RIA, Rescapés inceste anonymes, comptera une antenne dans le Morbihan. Un groupe de parole pour les victimes d'incestes et d'agressions sexuelles.

« J'avais des comportements bizarres. Quand je recevais un cadeau, je faisais des colères monumentales. C'est plus tard que j'ai compris pourquoi : c'est comme cela que mon père approchait les enfants. Par les cadeaux. » Tiamat habite Bignan, depuis une dizaine d'années maintenant. Elle accepte de témoigner sous sa vraie identité d'un sujet « tabou » : l'inceste. Autour de la table, Catherine aussi raconte son histoire. Elle habite Lamballe. Isabelle, elle, vit à Ploërmel. « J'avais 5 ans quand c'est arrivé. Mais je ne l'ai compris qu'il y a quatre ans, au sortir d'une maladie. J'avais 36 ans. » Trente années d'amnésie.
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Ouest-France - 21 janvier 2006
Inceste : continuer à briser le silence

L'association départementale Rescapés de l'nceste anonymes (Ria) s'est réuni en assemblée générale vendredi à Saint-Brieuc. L'occasion de rappeler l'importance de sa présence face à la recrudescence des appels. « Les victimes ne savent pas à qui s'adresser, il faut attendre des années avant de sauter le pas », explique Cathy, fondatrice de l'association en 2003. Aujourd'hui, Ria accueille 13 personnes de 23 à 82 ans, dont trois hommes. Depuis l'an passé, deux antennes ont été créées à Dinan et à Vannes. « Un énorme besoin se fait ressentir à Lannion, Brest et Quimper ». En attendant de se déployer, l'association se félicite du succès de son forum lancé l'an passé, et projette d'organiser une conférence avec un médecin et une avocate.

Pratique. L'association se réunit les 1er et 3e mercredis du mois. Rens. 06 98 20 35 15 ou sur
http://ria22.free.fr

Le Télégramme - 13 février 2006
Inceste. Comment dire l’impensable ?

Inceste. Comment dire l’impensable ?


au civil contre celui qui avait aussitôt porté plainte pour diffamation.

Plus tabou que la pédophilie

A l’époque, le délai de prescription était de dix ans après la majorité et Catherine ne pouvait plus intenter d’action au pénal. Elle a été l’une des femmes à manifester devant le Sénat en janvier 2004 : les parlementaires ont prolongé le délai de prescription à vingt ans. Les membres de l’association veulent l’imprescriptibilité. Car l’inceste marque à vie ses victimes, comme un fer rouge. « On parle beaucoup de la pédophilie. Mais l’inceste reste un sujet tabou. Il y a beaucoup de gens de ma génération, et des générations précédentes, qui n’en ont pas encore témoigné. » Aujourd’hui, elles sont plusieurs à redresser la tête, et à intervenir dans les lycées lors d’actions de prévention des violences sexuelles, pour informer les élèves et sensibiliser les infirmières scolaires. L’association anime des groupes de parole à Saint-Brieuc et à Vannes, organise des entretiens individualisés à Dinan. Pour écouter celles et ceux que l’inceste tente d’enfermer dans le silence.

* Pour tout renseignement, appeler le 06.98.20.35.15 ;
e-mail : ria22@free.fr
.

 

L’association « Rescapés inceste anonyme » (RIA) existe depuis deux ans et demi à Saint-Brieuc (*). Ce groupe de parole indépendant, fondé par cinq victimes originaires des Côtes-d’Armor, est unique en Bretagne. Régulièrement, à Saint-Brieuc, Vannes, Dinan, il donne la parole à celles et ceux que personne ne veut entendre ou écouter.

« L’inceste, c’est une bombe, de la dynamite ! Lorsque les victimes parlent, elles sont parfois rejetées par leur famille. Elles se retrouvent encore plus isolées. »

Garder le silence, revient alors à sombrer dans la folie ou vouloir mettre fin à ses jours. Catherine, la présidente de ce groupe indépendant soutenu par la CPAM des Côtes-d’Armor et le conseil général veut donner la parole aux victimes de l’inceste. (Photo DR)

Un oubli impossible

Parler, après des années et des années de silence : même lorsqu’elles ont enfoui au plus profond d’elles-mêmes leur blessure, celle-ci finit toujours par ressurgir. « Ce sont des traumatismes épouvantables. Il faut des années pour se reconstruire. Mais un jour ou l’autre, cela nous revient en pleine figure. On éprouve toujours le besoin d’en parler », lâche l’une des fondatrices de l’association RIA. Garder le silence revient alors à sombrer dans la folie ou vouloir mettrefin à ses jours.

 


Catherine, la présidente de ce groupe indépendant soutenu par la CPAM des Côtes-d’Armor et le conseil général, se souvient de ses tentatives de suicide, de ses cures médicamenteuses, de ses séjours à l’hôpital. Ce n’est qu’à l’âge de 36 ans qu’elle est allée accrocher à la porte du domicile de son agresseur une pancarte révélant à tous qu’il l’avait violée à l’âge de 13 ans. « On essaie d’oublier. Mais un jour, ça explose », raconte celle qui a gagné sa procédure

Le Penthièvre - 22 juin 2006
Inceste : une Lamballaise brise le tabou

Catherine, une Lamballaise de 43 ans a créé l’association des Rescapés de l’Inceste Anonymes (RIA). Elle anime des groupes de paroles à Saint-Brieuc. Violée de 13 ans à 16 ans, elle ose aujourd’hui parler.

« Le silence est mortel. » Catherine a 43 ans. Une jeunesse volée. Un enfer. Une vie en partie gâchée. « Soit je parlais, soit je crevais ». Aujourd’hui, elle ose. Elle parle. Elle évoque ce mal qui la ronge. L’inceste. Elle brise « ce silence qui ne profite qu’aux agresseurs. » Une réalité qui ne doit pas rester un tabou. Elle voulait mourir « pour oublier. » Son psychiatre n’avait que des médicaments à lui proposer. « Des béquilles pour aveugle. » Un jour, elle s’est lancée. Elle avait 36 ans. « Je suis allée clouter une pancarte sur la porte de cet homme où était inscrit ce qu’il avait fait », raconte-t-elle. Elle espérait qu’il porte plainte pour diffamation. Il le fera. L’affaire éclate alors au grand jour. Catherine a « tout balancé » aux gendarmes. Des interrogatoires dans le moindre détail, des tests de crédibilité…
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Écouter un extrait de
l'émission "Libre échange"

enregistrée
le 17 juillet 2006 à Plumelec (56)
avec Maître Caroline Alix et les associations
Enfance Majuscule, RIA, SOS Enfance en danger
et diffusée le 1er novembre 2006 sur PLUM FM (102.1)

CD disponible en prêt à l'Association
 

 

Ouest-France - 22 octobre 2006
Parler de ses souffrances, c'est se reconstruire

Tiamat a été victime d'inceste pendant de longues années. Après s'être tue trop longtemps, elle raconte.
Pour que d'autres le fassent sans attendre.

L'Association Rescapés de l'inceste anonymes organisait hier, à Saint-Brieuc, une conférence intitulée «La réparation après un viol, un inceste, un abus sexuel».
Dans l'assistance, Tiamat, 50 ans. Elle ne connaît que trop bien le sujet.

«J'ai été abusé par mon père depuis ma toute petite enfance jusqu'à l'âge de 17 ans.
Ça a commencé quand
nous étions en Algérie. Ça a continué après

 notre arrivée en France.»
La fille ne suffit pas au père incestueux. Ce dernier s'en prend à une cousine de Tiamat qui décide de parler.
 

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Tiamat participait hier, à saint-Brieuc, à une conférence sur les viols, incestes et abus sexuels. Elle parle plus que jamais de ce que son père lui a fait endurer. Pour que d'autres victimes parlent avant la prescription.

 

Le Télégramme - 19 juin 2007
50 personnes à la conférence : « Y a-t-il une vie après un viol »

« C'est quoi la vie après un viol, un inceste, un abus sexuel ? » Tel était le thème de la conférence-débat organisée vendredi, à Trédaniel, par le comité Gavroche et l'association RIA (Rescapés de l'Inceste Anonymes)
Une cinquantaine de personnes est venue écouter ou dire les souffrances, liées au viol, l'inceste et leurs conséquences, suite à l'invitation faite par Gilles Boulin, du comité Gavroche, qui a ouvert les débats.
 
Des témoignages
Un documentaire présentant les témoignages de deux victimes d'inceste a débuté la soirée, laquelle s'est poursuivie par la prise de parole des intervenants.
La présidente de RIA , Catherine(*) a abordé avec beaucoup de pudeur et de détermination la souffrance des victimes. Celles-ci éprouvant des sentiments de honte, de peur et de culpabilité, ne peuvent pas parler.
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Ouest-France - 20 juin 2007
Une conférence-débat sur l'inceste pour lever le tabou

Une cinquantaine de personnes a assisté à la conférence débat , proposée par l'Association Ria (Rescapés de l'Inceste Anonymes) : comment se reconstruire après un viol, un inceste, un abus sexuel. Pendant des décennies, l'inceste, le viol, l'agression sexuelle ont été des sujets tabous. Les jeunes victimes, lorsqu'elles deviennent

conscientes de l'abus fait sur leur corps, se sentent coupables, et le sentiment de honte devient très fort. « Il faut se taire » et c'est le début de la descente aux enfers, repli sur soi, anorexie, boulimie, dépression, suicide...
Catherine a connu tous ces tourments. A la veille du suicide, elle va se
réveiller et réagir, elle va d'abord se réconcilier avec elle-même, « on peut se reconstruire », il faut parler, il faut se battre. Il faut inverser les rôles, dénoncer le vrai coupable.
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Gilles BOULIN auditionné dans le cadre
de la « Mission parlementaire de lutte contre l’inceste »


Par l’intermédiaire du Député Marc Le Fur, Gilles Boulin, président du Comité Gavroche à Lamballe, a été auditionné Mardi par Marie-Louise Lefort, Députée de l’Yvonne, en charge d’une mission parlementaire de lutte contre l’inceste.
Cette députée a pour mission d’évaluer, d’une part, les évolutions possibles et souhaitables du Code Pénal sur la question de l’inceste, et d’autre part, les solutions propres à améliorer la prévention et le dépistage de l’inceste, ainsi que l’accompagnement des victimes sur les plans judiciaires, médicaux et sociaux. Le « Comité Gavroche » s’est saisi de la question depuis de nombreux mois en lien étroit avec l’association RIA, association d'aide aux victimes d'inceste et d'abus sexuels


Gilles BOULIN, partisan de l’imprescriptibilité des crimes sexuels, a attiré l’attention de la députée de l’Yonne sur le fait que  « Avant 1791, il existait dans le droit pénal le « Crime d’inceste ». Il a été enlevé en 1791. » Il lui a demandé que ce crime soit rétabli. Gilles Boulin a également insisté sur le fait qu’ « En Suisse, il existe imprescriptibilité des crimes sexuels. Le débat doit donc être ouvert en France. » « Si cette imprescriptibilité n’est pas envisageable en France, il est indispensable de rallonger au minimum de  10 ans  les règles de prescription ce qui donnerait un délai supplémentaire aux victimes et ferait qu’une victime âgée  de 48 ans pourrait encore poursuivre pénalement  son agresseur. Actuellement le délai est porté à 20 ans et  commence à courir dès la majorité de l’agresseur. » ajoute Gilles Boulin.

Le Président du Comité Gavroche a enfin conclu en insistant sur le fait que « au Canada, de nombreuses maisons d’accueil pour les victimes et leur famille existent. Elles ne sont pas assez nombreuses en France ».
« L'audition de Monsieur Boulin s'inscrit dans un ensemble de consultations que je mène actuellement auprès de responsables associatifs et d'experts des mondes médical, éducatif, social, et judiciaire notamment. Comme les témoignages de victimes qui me parviennent quotidiennement, elles me permettent de mieux comprendre les lacunes de la loi française en matière de lutte contre l'inceste. Elles étayent d'ailleurs les propositions que je commence à formuler et que je rendrai public en début d'année 2009. » conclu Marie-Louise LEFORT, députée en charge de cette mission parlementaire.